Récits, rencontres

Godefroy (-texte en cours de remaniement-)

par Bertrand Agrech

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Ce récit nous parle d’un viel homme inconnu dans ce monde. Son nom n’évoquera probablement pas grand chose pour vous mais sachez qu’il est en vérité un grand monsieur qui possède dans son vieux sac d’aventurier, une véritable histoire.

Je vivais dans un foyer. Un foyer catholique, pour être plus précis. J’avais une chambre simple au premier étage. Le premier, le deuxième et le troisième étaient réservés aux mecs. Le 4e et le 5e étaient pour les filles. Interdiction totale de se mélanger par étage entre filles et garçons. Chaque type était incité à manger avec le ou les gars de son étage, dans une cuisine commune. C’est de cette manière-ci que mon foyer fonctionnait.

A vrai dire, chacun faisait comme il voulait, en dépit d’un certain nombre de règles à respecter. En outre, comme toute règle, celles-ci pouvaient se contourner aisément. Bien sûr, à bon entendeur.

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Récits, rencontres

Caliman (-texte en cours de remaniement-)

par Bertrand Agrech

Scan0008               Cette histoire traite d’une rencontre. C’est celle d’un petit con de 20 ans et d’un pauvre homme à qui il ne reste plus que la rue comme foyer.

A l’époque, je travaillais dans un restaurant. Il était situé aux alentours de Saint-Michel. C’était un restaurant complètement touristique. C’était l’été et les clients représentaient une masse incroyable. Je crois que l’on devait être début juin, je ne sais plus exactement. Les patrons à cette époque ne pensaient qu’à faire du chiffre ; c’est à dire, faire consommer le plus de clients pour avoir le plus gros chiffre d’affaire possible. Je bossais à temps plein et quelques fois, je dois dire que j’avais le plaisir de faire la « fermeture ». A cette période, je vivais à droite à gauche chez des amis. Par conséquent je n’étais attendu nulle part. Je parle bien de plaisir car premièrement c’était mon premier vrai job et puis faire la fermeture à des horaires inconnues m’excitait pas mal. En effet, quel type de client pouvions nous croiser à ces heures tardives ? Et puis franchement, à ce moment là de la nuit, il y a une ambiance vraiment spéciale. Les gens déambulent dans les rues comme des visiteurs. Ils sont à la recherche de plaisir et cherchent à les satisfaire dans ces quartiers.

Quand j’avais dans les 13/14 ans mes parents m’obligeaient à me coucher à telle ou telle heure. Mais dorénavant il n’y avait plus aucune limite. Je pouvais finir mon travail vers 2 heures du matin tout en sachant que c’était baisé pour choper un métro. Après 2 heures donc, personne ne pouvait savoir ce que je ferai. J’étais responsable par mon travail mais surtout j’étais libre de faire ce que bon me semblait.

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