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notes du cadrans I. Déménagements – 3

Déménager — non une forme d’art, mais bien une pratique sociale courante, ordinaire. Cela ils l’avaient – et nous l’avons – de fait tous en commun. C’était donc de là qu’il fallait partir. Et c’est ici que l’on comprend que l’idée qui aura présidée à ces deux rassemblements, celle que, par souci d’exactitude dans notre évocation des faits, nous cherchions au départ à attribuer à tel ou tel, n’appartient, en réalité, à personne. Une combinaison d’intentions, d’idées à demi formulées, survenus ici ou là entre paroles et gestes et se répercutant indirectement, en ordre dispersé, auprès d’autres membre de ce collectif d’amis : voila ce qui a plus vraisemblablement présidé à la mise en place de dernière minute de ces deux actions sous la forme que nous leurs avons connue. Non l’une puis l’autre, mais bien les deux ensemble, comme dans un procès continu ; là où diverses formes de participations devenaient donc envisageable sans qu’ils ne soit plus ici question d’aucun nom, celui d’un – ou plusieurs – auteur, par exemple, ni même celui d’une ou plusieurs pratiques artistique identifiées, puisque déménager n’est pas a priori une forme d’art. Poser néanmoins, et en sens inverse, en ce genre d’occasion la question de l’art ; la poser sur un mode pratique et lui-même intentionnellement artistique permet peut-être d’aborder selon une attitude singulièrement active, une autre question, elle même en forme de création : plus vaste que la question de l’art, qui en résulte, la question des dynamiques collectives, du sens élaboré en commun au travers de situations définies sous le rapport de la singularité des enjeux humains y affleurant. Il importerait alors pour cela de partir du plus ordinaire. De l’ordinaire comme du niveau peut-être « premier », le plus tangible comme le plus inquestionné des existences socialisées, dans ce qu’il y a en elles de plus commun. Là où se rendait en tout cas manifeste, en ce qui concerne les actions dont nous parlons, le rôle de suscitation que de très diverses personnes avaient put tenir, artiste ou non, par le fait même de leur présence, de leur incalculable influence sur la fait imperceptiblement transformé en action, de ces deux déménagements.

À partir de la socialité la plus ordinaire, dans son fonctionnement toujours mutuellement reconnaissable on se demandait alors ce qui était susceptible d’être placé sous un certain régime de création. On ne sait alors s’il faut parler d’ « oeuvre », pour qualifier un tel accomplissement – acter artistiquement un déménagement – finalement inatribuable, et irréductible à toute forme d’art. Il était pourtant l’expression, réelle, d’un partage d’intentions, celles-ci de nature ouvertement artistiques ; des intentions purement et simplement motivées par le souci de créer quelque chose ; un souci se manifestant, non au niveau de différentes postures d’artistes ou de curateurs, même si ces rôles existaient dans la situation dont nous parlons, mais au travers d’interventions locales, ponctuelles, émanant d’un collectif informel de participants. Si, du moins, l’on veut bien appeler « participant » toute personne ayant contribué à faire l’oeuvre, au sens vraiment pragmatique du terme, de la faire, en tant qu’action collective, ou en tant que fait social traversé d’intentions multiples, comme se superposant. Un tel contexte de formulation, on le comprend, ne pouvait qu’amener chacun des artistes impliqués à une forme de recul par rapport au souci de sa propre pratique artistique. De recul, et peut-être de déprise. Chacun aurait alors choisi d’en venir à un terrain commun d’action, où la question des pratiques artistiques – qui se différencient entre elles – et de la pratique artistique – qui se différencie de ce qui n’est pas de l’art – ne devaient plus être les critères premiers de l’action en cours : de ce qui était même présenté à ce moment là comme devant avoir lieu.

Il n’était pas alors question de faire tant de distinction entre les artistes « principaux » – Su Bei et Hu Jiaxing, qui l’étaient un peu malgré tout, mais surtout en tant qu’hôtes, et encore, puisque ni l’un ni l’autre n’avait encore emménagé – et tous les autres. Les autres : ceux, homologués artistes, qui avaient pu leur apporter une grande partie de l’impulsion, de l’idée même de ces deux actions ; ceux, non-artistes, qui ont pu dire en ce sens des choses significatives, ayant aussi été à leur manière porteurs d’intentions artistiques ; ceux, enfin, qui n’ont rien dit ni même pensé à ce sujet précis, mais étaient présent dans les d’échange, portant avec eux des idées de nature à favoriser l’émergence de formulations suggestives, mettant en lumière dans la situation abordée des potentialités méconnues par les plus « artistes ». Mais peut-être qu’ « être » artiste ne nous dit ici déjà plus grand chose. À partir de quand l’est-on? Lorsqu’on a une oeuvre accrochée aux cimaises, on semble légitime pour revendiquer le terme, avec encore quelques chances d’être cru. Mais des artistes sans oeuvres? Que faut-il pour qu’un « sans oeuvre » – par exemple, un déménagement – devienne de l’art, soit accepté et reconnu comme tel si ce n’est pas la revendication d’individus déjà homologués artiste par d’autres biais, plus identifiés, voir plus traditionnels ? Les artistes cités se situeraient plutôt dans ce cas ; mais il y avait aussi d’autres cas possibles. Je me souviens par exemple d’avoir rencontré Wang Xuanhe, présent là lors des deux déménagements. En Chine il était ingénieur, puis a décidé de venir en France, à un âge assez proche de la quarantaine, pour y « devenir » artiste. Il développe actuellement une pratique de happenings humoristiques dont il rend compte avec beaucoup de négligence (c’est lui-même qui précise) sur son blog. Sa pratique n’est jamais expositive, semble parfois assez proche des « actions furtives » ; elle n’influe pas sur notre perception de ce qui nous entoure, mais agit de l’intérieur et à travers notre environnement, dans la trame de l’ordinaire. Artiste?  Et dans quel but? Mais surtout : qui d’autre dans son cas? Sa participation se traduisait donc par l’apport d’intentions et d’un savoir faire, au niveau des interactions sociales dans ce qu’il souhaite en obtenir « artistiquement ».

On voit par là que le statut d’artiste peut être rejoint par divers bords. Toutes les personnes qui étaient présentes y avaient recours, de près ou de loin, non pour le titre en lui même mais pour ce que celui-ci permet de faire. Même si, vu la diversité des rôles et l’éclatement des propositions, on ne sait pas définir en général ce qu’ « être artiste » veut dire ni ce que cela permet de faire exactement. Ce que l’on trouvera néanmoins à définir, dans la situation que décrite ici : comment diverses choses pouvaient pénétrer, d’une manière ou d’une autre, dans cette configuration artistique précise, comment bien des participants, sous une forme où une autre (présents ou absents, invoqués selon telle modalité de nos échanges et de nos pensées, etc.) pouvait trouver à peupler le « site informel » à l’intérieur duquel les actions que nous avons appelées au début « performances », ont donc eu lieu, les 24 et 25 février au soir.

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notes du cadrans I. Déménagements – 2

Un jour passe et le suivant nous étions conviés, nous « public » d’amis, pour le lendemain, à la première de ces « performances », devant se tenir chez l’artiste Su Bei. De son côté je ne sais pas comment les choses sont venues à se formuler comme tel. De la même manière certainement, en se demandant aussi de son côté ce qui pouvait être mis en place, au mieux et le plus simplement en si peu de temps, pour qu’une action quelconque puisse avoir lieu, à domicile, entre amis, et en relation direct avec ce très simple fait de circonstance : il déménageait.

Mais, pour être plus exact : les chose ne se sont peut-être pas exactement passées « en relation » avec ces circonstances de déménagement ; pas en relation, pas non plus « s’appuyant sur », ou « profitant » de telles circonstances, dans le but organiser un événement centré sur un ou plusieurs artistes ayant choisis de montrer leur travail. Peut-être ces actions ont-elles mobilisé un peu autre chose, et quelque chose de plus que la volonté de simplement tirer parti d’une bonne conjoncture. Était-ce dans l’autre sens que les choses se sont plus exactement passées, ou du moins – et c’est déjà beaucoup – avaient de bonnes chances de se passer ? Non pas en se greffant sur de telles circonstances, y trouvant un de bons pré-textes où de bons éléments de con-texte, mais, au contraire, procédant de telles circonstances. Ce serait de l’« intérieur » et « au travers » de ces circonstances qu’un certain nombre de choses ont été en mesure de se produire. À un point tel, peut-être, que elles en seraient elles-mêmes venues à être comme le coeur de l’action. Il faudrait alors, et encore une fois, faire un tout petit peu reculer nos habituelles catégorisations ; et, après celle d’« exposition », se détourner aussi légèrement de la notion de « performance », trop liée encore, semble-t-il, pour vraiment correspondre à ce que nous voulons dire, à l’idée de relation – sur le mode de la rencontre ou du face à face, fut-il participatif – entre l’oeuvre ou l’action se présentant sous les traits de l’art, et l’ensemble des circonstances lui servant de contexte. Encore une fois : autre chose.

Le mot de « performance » – comme celui « d’exposition » – a bien été prononcé, si ce n’est même franchement utilisé au cours de la mise en place de ces actions ; aussi pendant leur déroulement. Pourtant certains signes, que tout le monde percevait, montraient bien que la situation méritait d’être vécue comme telle, en quelque sorte, et non pas en relation à une quelconque forme d’art ; que c’était bien au travers de sa socialité constitutive, inhérente et indifférente au souci de l’art, que des actions semblaient pouvoir y avoir lieu. « Quelque chose d’autre », disions-nous, et peut-être même « quelque chose de plus. » Mais ici le plus serait un moins. Non pas plus, mais plutôt moins de cadres artistiques déterminants (concepts, situations, techniques de création…) – encore que ceux-ci ne disparaissent pas complètement en l’occurrence -, moins de recours au grand « méta-récit » de l’Art pour organiser les pratiques, donner sens aux expériences communes. L’occasion, donc, d’arriver à faire en artiste peut-être un peu autre chose que de l’art — et surtout d’arriver à le faire à plusieurs.

On pouvait penser tout cela, en arrivant chez Su Bei, y retrouver des intuitions comparables à celles qui s’étaient plus ou moins formulée un peu plus tôt, « trois jours avant », disions-nous. Je ne connaissais pas Su Bei avant de le rencontrer pour cette première action. Au même titre que Tian Dexi et, plus lointainement, Hu Jiaxing, il travaille avec le groupe d’art contemporain Via, animé par Cui Baozhong. En binôme le plus souvent avec son collègue et ami Cai Jianchao, il produit des objets et installations qu’il présente en contexte d’exposition : là non plus, ça n’est pas vers ce type d’action qu’il s’était orienté cette fois-ci. Ni des oeuvres, ni même véritablement, comme nous le pensons, des performances. Su Bei, Hu Jiaxing et Tian Dexi n’affirment pas avoir de lien forts, ni même de liens tout courts avec la pratique de la performance, même si le terme circulait un peu dans les bouches. Ce terme : aura-t-il été utilisé comme un recours, un truchement permettant efficacement, pensait-on, la sortie de la logique de l’objet d’art et de son exposition ? On peut le penser car c’est bien, eu départ, cette vision de l’art qui les concerne tous trois dans leur pratique habituelle, celle à tout le moins qu’ils choisissent de mettre en évidence par exemple ici, ici, et là. Sortir de l’objet, donc, à l’occasion de ces actions de déménagement, mais pas vraiment, pas complètement pour entrer dans la performance.

Connaissent-ils les actions dites « à faible coefficient de visibilité artistique », comme on les appelle parfois ? Ces actions, se revendiquant « artistiques », accomplies au travers de gestes et activités quasiment impossible à distinguer de tout autre forme d’activité, ordinaires par exemple… J’ai oublié de leur demander, mais il me semble que c’est dans cette direction qu’ils ont fait quelques pas à l’occasion de ces déménagements devenus en eux-même – mais en quel sens ? – des « oeuvres ». On s’interroge, en tout cas, sur ce qui les aura amenés tous trois à faire ainsi bouger les lignes de leur pratique habituelle. Il faudra peut-être supposer que certaines circonstances, très particulières voir exceptionnelles, ont tenu un rôle dans ce qui est finalement apparu comme la nécessité d’une inflexion de leurs démarches d’artistes. De ces circonstances, il n’est pourtant pas question ici d’insister sur le caractère exceptionnellement perturbateur que plutôt, et à l’inverse, sur tout ce qui se signalait en elle comme non-négligeables facteurs d’indétermination.

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Notes du cadrans I. Déménagements – 1

L’idée d’utiliser des appartements vacants, de faire fond sur cet événement social de la vie ordinaire que constitue un déménagement afin d’organiser, à un jour d’écart, un duo de performances, n’est survenue que peu de temps avant les événements effectifs. Dans le groupe d’amis qui s’est trouvé informellement réuni au cours des deux actions des 24 et 25 février dernier au soir, personne, avant je ne sais quel événement déclencheur, n’avait pensé à transformer le hasard des deux déménagements de Su Bei et Hu Jiaxing tombant la même semaine, en une sorte d’action collective. Trois jours encore avant le 24 au soir, date de la première performance chez l’artiste chinois Su Bei, en banlieue parisienne, il n’en était en effet question, je crois, pour personne ; sinon de façon silencieuse, tacite — et alors nous n’en savons rien.

« Trois jours avant » est la date possible d’un de ces déclenchements. Celui-ci a eu lieu dans l’appartement de l’artiste Hu Jiaxing, calligraphe et photographe, lorsque Tian Dexi et moi-même l’avions aidé, un soir, à préparer quelques cartons en vue de son prochain départ. L’événement déclencheur, s’il y en eu, aurait alors été initié par Tian Dexi. À un moment il a bien eu l’idée d’organiser quelque chose dans l’appartement, vide et en train d’être repeints, pour la veille au soir du déménagement effectif : un petit événement, réunissant un groupe d’amis, puisque l’occasion se présentait de pouvoir bénéficier d’un espace entièrement libre pour, peut-être, y créer quelque chose. Il aurait pu lui-même apporter un objet, de ceux qu’il trouve puis transforme en oeuvres, objet auquel il lui fallait déjà réfléchir un peu et que nous aurions découvert – si les choses s’étaient vraiment passées ainsi – le soir en question. Dans ce contexte le mot d’ « exposition » a bien été prononcé. On s’en est servi, je m’en souviens, pour qualifier ce qui commençait d’être projeté, sous la forme, donc, d’une présentation ouverte, dans un lieu investi à cet effet, d’un certain objet de nature explicitement « artistique » ; on objet quel qu’il soit, même une toute petite choses ; un objet prétexte, pouvait-on dire, rien de très déterminé en tout cas à ce tout premier stade – celui du moins que j’envisage comme tel – de l’élaboration du projet : ce n’était là qu’une proposition, une idée, vague, pour commencer d’y réfléchir.

Mais, pensait-on déjà : à quoi donc fallait-il qu’un ou plusieurs objets, qu’une exposition, ou qu’autre chose encore dans ce que le vocabulaire de l’activité artistique nous permet de désigner, serve finalement de prétexte ? Dans l’appartement de Hu Jiaxing, avant que les choses se décident à prendre la tournure finale dont je voudrais rendre compte, il se rendait progressivement assez clair que ce n’était pas selon une telle conception, « expositive », de l’oeuvre, que les chose devaient au mieux prendre forme. Si objet il y avait eu – car, en fait il n’y en a eu aucun, du moins pas sous la forme matérielle que nous pouvions attendre – ce dernier ne se destinait à rien moins qu’à se transformer une « oeuvre d’art » exposée. Ni une oeuvre d’art, ni même un prétexte, en réalité. On pensait à un objet plutôt comme une sorte de moyen, un pied à terre purement conventionnel, transitoire, pour se diriger à la fin vers autre chose. Une autre forme d’art, peut-être ; quelque chose, du moins, se laissant guider par d’autres souci que celui de transposer, voir de reproduire dans la sphère privée sous la forme de l’exposition, un mode d’accomplissement devenu bien banal du fait artistique ; quelque chose se concevant moins comme un événement « artistique » au sens restreint du terme, que comme un contexte d’action et d’échange, ou une situation, en un sens encore à définir.

Cette situation. Elle se repère et se définit ici à minima par un contexte, ordinaire, en tout cas non-homologué « artistique », dicté par une nécessité de la vie courante : on supposait qu’une certaine pensée artistique pourrait trouver à s’y glisser, et des moments de création y apparaître plutôt que des oeuvres d’art au sens habituel du terme. Il fallait situer à un tout autre niveau le lieu d’émergence de cette valeur artistique ; et peut-être, déjà, la situer au niveau des interactions, ou des échanges entre personnes humaines, là où, se disait-on, la forme d’une oeuvre  sans objet semble à tout moment  pouvoir prendre effet. Ainsi donc s’orientait déjà chez Hu Jiaxing, avant que l’impulsion ne se manifeste plus loin – selon ma perspective – l’idée de ce que nous appelons encore provisoirement ces deux « performances » du déménagement.

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Couleur temple

par Yves Bergeret

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Dans la section Epuisement du quartier Titan de la ville du Port. A La Réunion, l’île volcanique surgie récemment – selon le temps géologique – du fond de l’Océan Indien, sans plateau continental, sans aucune autre île visible sur l’horizon. L’île qui a très lentement commencé à être peuplée au dix septième siècle, sans génocide préalable comme aux Antilles, sans commerce triangulaire. Juste ce haut volcan effusif qui ne connaît pas d’explosion, mais de lentes coulées occasionnelles de lave dont certaines touchent l’océan. Dans la masse épaisse des scories du volcan, de très profondes Ravines, aux parois très raides et couvertes de végétation. Ravines taillées à vif par les pluies tropicales massives dans la matière frêle des déjets du volcan. Et parfois un violent cyclone. Puis la paix à nouveau de l’océan vide.

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L’Os Léger en Sicile : éthique de la langue-espace dans l’œuvre de Yves Bergeret

par Arsène Caens

/TERRAIN

—YVES BERGERET

Présentation

Yves Bergeret est un poète français né en 1948. Il publie depuis 1978 sous forme de recueils – L’Avance (1984), Poèmes de Prague (1998) etc. – de livres d’artistes  en collaboration avec des plasticiens – Poèmes du grand atelier (2012), avec des gravures de Maya Mémin etc. – où des ouvrages d’anthropologie poétique de l’image – L’image ou le monde. Trois voyages vers les églises peintes de Chypre (2008), Couleur (2012) etc.

Il faut ajouter à cette liste d’ouvrages une somme importante – en réalité centrale et majoritaire dans l’oeuvre de Yves Bergeret – d’actions en extérieur (Martinique, Mali, Sicile, Alpes…) avec des « créateurs populaires », donnant lieu à autant d’installations in situ, généralement suivies d’expositions en musée ou en galerie. Ces réalisations aboutissent le plus souvent à des publications – Cadastre et mailles (2005), La maison des peintres de Koyo (2006) – utiles aussi bien à l’anthropologue, l’historien ou le critique d’art, qu’à l’artiste contemporain, plasticien ou poète à la recherche de voix neuves pour faire œuvre de sa parole.

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